L’accident vasculaire cérébral (AVC) peut survenir à tout âge et endommager le cerveau, engendrant des séquelles parfois irréversibles. Elles font de l’AVC la première cause de handicap acquis de l’adulte. Pour améliorer l’efficacité et l’acceptabilité des parcours de prise en charge, de nouvelles méthodes reposant sur des innovations technologiques émergent.
Au travers de cette exposition, vous pourrez en apprendre plus sur l'AVC et ses répercussions, mais aussi découvrir l’une de ces approches technologiques, le neurofeedback, et comprendre son apport dans la rééducation motrice après l’AVC.
Pour commencer
D’après l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), une personne subit un AVC toutes les quatre minutes en France.
Dans cette vidéo, nous vous présentons quelques chiffres ainsi que des repères essentiels pour mieux comprendre ce qu’est l’AVC.
Comment identifier les sympt mes de l’AVC ?
Les symptômes de l’AVC, qui parfois s’additionnent, varient d'une personne à l’autre.
Cependant, un certain nombre de ces symptômes est courant et permet d'identifier la survenue de l’accident.
Cliquez sur les différents personnages pour apprendre à identifier les symptômes caractéristiques de l'AVC.
Des symptômes de l’AVC peuvent apparaître pendant quelques secondes à quelques minutes avant de disparaître. Ils résultent dans ces cas d’un accident ischémique transitoire (AIT). Cette obstruction momentanée d’un vaisseau sanguin cérébral ne laisse pas de séquelles mais doit inquiéter : elle peut être annonciatrice d’un AVC à venir.
Que se passe-t-il
dans le cerveau ?
Il existe deux types d’AVC différents. Cliquez sur le curseur pour en apprendre plus sur les différents types d’AVC.
Dans le cas d’un AVC hémorragique :
- Un vaisseau sanguin se rompt au niveau du cerveau ou dans les régions alentour.
- Les saignements inondent la zone du cerveau touchée, interrompant localement son fonctionnement.
L’hypertension artérielle et les ruptures d’anévrismes (dilatation, jusqu’à la rupture, de certaines artères souvent situées dans le cerveau) sont les causes principales des AVC hémorragiques. Ceux-ci représentent 20% des cas d'AVC.
Dans le cas d’un AVC ischémique :
- Un amas de sang coagulé appelé caillot se forme, généralement au niveau du cœur ou du cou, et migre jusqu’au cerveau par la circulation sanguine.
- Le caillot bouche une artère au niveau du cerveau.
- La circulation sanguine, qui permet le transport de l'oxygène dans le corps, est arrêtée localement. Une zone du cerveau est alors privée d’oxygène et cesse de fonctionner.
- Si la privation d’oxygène dure trop longtemps, la zone peut se nécroser : les cellules qui la composent meurent définitivement.
Généralement sans douleur, l’AVC ischémique représente 80% des cas d'AVC. L’apparition du caillot est favorisée par des facteurs génétiques mais aussi par l’âge, l’obésité, le tabagisme, le diabète, le cancer, la cicatrisation de blessures récentes ou encore les maladies cardiaques et de la circulation sanguine.
Les séquelles possibles après un AVC
Même après un diagnostic et une prise en charge rapides, l’AVC peut laisser de nombreuses séquelles sur le cerveau et affecter le quotidien des personnes qui le subissent. Les troubles engendrés peuvent être de quatre natures différentes. Cliquez sur les différents troubles présentés ci-dessous pour plus de détails.
- L’hémiplégie et l’hémiparésie
- La spasticité
- Les troubles de l’équilibre
- Les troubles vésico-sphinctérien
- Dépression
- Hyperémotivité
- Anxiété
- Troubles de la vision
- Douleurs
- Troubles de la sensibilité
- Trouble de la mémoire
- Troubles du langage
- Troubles de l’attention et de la concentration
- Fatigue et fatigabilité
- Négligence spatiale
L’hémiplégie correspond à la perte totale de mobilité pour un côté du corps. Cependant, après un AVC, on retrouve plus généralement une hémiparésie, c’est-à-dire une perte partielle de la mobilité d’une partie du corps.
Kinésithérapeutes et ergothérapeutes sont essentiels pour retrouver le maximum de mobilité grâce à la rééducation.
Dans certains cas une raideur des muscles paralysés apparaît : c’est la spasticité. Celle-ci peut devenir gênante car elle est responsable de douleurs, de limitations du mouvement ou de difficultés pour la toilette et l’habillage. La rééducation basée sur des étirements musculaires est essentielle pour en limiter les conséquences. Parfois, la prise de médicaments ou la réalisation d’injections de toxine botulique sont réalisées pour relâcher les muscles hypertoniques.
La paralysie ou le manque de mobilité des muscles peut également entraîner des troubles de la déglutition. Il est alors nécessaire d’adapter la texture des aliments pour éviter les fausses routes (risque d’infections pulmonaires). Ces troubles sont pris en charge par les orthophonistes grâce à des exercices de rééducation.
Les troubles de l’équilibre sont souvent la conséquence de l’hémiplégie, de l’hémiparésie ou même de troubles sensoriels, qui faussent le rapport du patient ou de la patiente à son environnement et son corps. Des exercices de rééducation permettent de remédier au problème pour retrouver l'équilibre.
Les problèmes d’incontinence après l’AVC peuvent survenir dans le cas d’une hyperactivité vésicale, qui provoque pollakiurie (envie fréquente d'uriner), nycturie (envie d’uriner fréquemment la nuit) ou urgenturie (un besoin soudain, et irrépressible d'uriner). Ces troubles urinaires sont à prendre en charge spécifiquement après l’AVC pour éviter des complications et limiter la gêne.
Pour 30% des patients et des patientes, une dépression survient dans l’année suivant l’AVC. Elle a un impact direct sur les capacités de récupération des patients et des patientes mais aussi sur la vie quotidienne (perte du sommeil, troubles de l'appétit, perte des performances intellectuelles, isolement...). Ce trouble de l’humeur peut être traité par la prescription d’antidépresseurs et peut nécessiter l’accompagnement d’un psychologue ou d’un psychiatre.
Les personnes atteintes par ce trouble se sentent plus facilement émotives ou “à fleur de peau”. Les conséquences de l’hyperémotivité peuvent être très déstabilisantes pour l’entourage de la personne atteinte. Ses émotions semblent décuplées et leur manifestation, par exemple par des pleurs, semble inhabituelle en comparaison avec le caractère d’avant l’AVC.
L’AVC est à l’origine de grands chamboulements dans la vie des patients et des patientes. Ces derniers doivent réapprendre un grand nombre de compétences et transformer leur quotidien, ce qui constitue une source de stress. Couplés à la crainte d’un nouvel accident, ces peurs peuvent engendrer des troubles anxieux. C’est par la thérapie auprès de psychologues et neuropsychologues mais aussi parfois avec une aide médicamenteuse qu’il est possible de la traiter.
Des troubles de la vision peuvent apparaître mais ils ne faut pas les confondre avec l’héminégligence, un trouble cognitif qui conduit le patient ou la patiente à négliger un côté du champ visuel pourtant perçu par ses yeux. Les troubles visuels liés aux lésions de l’AVC peuvent être la cécité (absence de perception visuelle d’un seul ou des deux yeux), la diplopie (vision dédoublée) ou la baisse de l’acuité visuelle. L’intervention d’un orthoptiste est nécessaire pour corriger la vue des personnes atteintes.
L’AVC peut être le déclencheur de douleurs, comme dans le cas du syndrome douloureux régional complexe (SDRC), un état pathologique qui provoque des douleurs parfois similaires à des brûlures, notamment au niveau des extrémités. Pour lutter contre les différentes douleurs qui affectent les patients et les patientes, le corps médical dispose de solutions telles que les antidépresseurs, qui peuvent agir sur les douleurs dites neuropathiques résultant de lésions au niveau du cerveau.
Après l’AVC, une hypoesthésie peut s’installer. Les personnes atteintes d’hypoesthésie se plaignent de sensations d’engourdissement dans différentes parties du corps (visage, bras, jambes), d’une difficulté à ressentir les sensations tactiles.
Les troubles de la sensibilité après l'AVC peuvent par exemple empêcher la reconnaissance des objets par le toucher, ou rendre insensible aux sensations de froid et de chaud, ce qui peut mettre en danger les personnes atteintes.
Après un AVC, les troubles mnésiques observés concernent principalement la mémoire de travail. C’est une mémoire à court terme qui permet de se rappeler et de manipuler les idées le temps de la réalisation d’une tâche (par exemple, retenir une instruction que l’on vient de lire dans une recette de cuisine afin d'ajouter un ingrédient en bonne quantité). Le travail d’entraînement des neuropsychologues permet d’améliorer la récupération de cette mémoire de travail.
Les troubles du langage, dits troubles phasiques, sont traités par les orthophonistes, qui font appel à la mémoire des patients et des patientes pour permettre de lutter contre des difficultés de compréhension et d’expression orale et écrite.
Les personnes touchées par l’AVC se plaignent souvent de difficultés à rester concentrées sur une tâche ou à suivre une conversation. Ces problèmes d’attention peuvent être réglés grâce à la prescription de médicaments permettant de réguler la concentration sur une tâche ou par la mise en place de méthodes de prise de notes.
La prise en charge des patients et des patientes s’étend généralement en dehors de la sphère médicale. En effet, souvent confrontés à une fatigue plus importante, ils ont besoin de la prise en compte de cette difficulté par les professionnels qui les accompagnent mais également par leur entourage afin d’adapter leur rythme au quotidien.
L’héminégligence survient du fait d’une absence partielle de traitement de l’information sensorielle : la personne atteinte ne souffre d’aucune lésion au niveau des capteurs sensoriels (la peau, les yeux…) mais son cerveau ne traite pas l’information pour le côté gauche ou le côté droit. Ainsi, le patient ou la patiente peut se retrouver à ne manger que la partie droite de son assiette ou à ne se raser que le côté droit du visage. Pour traiter l’héminégligence on veille à placer un maximum d’informations visuelles, tactiles ou auditives du côté négligé pour stimuler au maximum les aires du cerveau qui ne traitent plus l’information.


De la même manière qu'une montre connectée peut faire des retours sur le rythme cardiaque ou la respiration, le neurofeedback permet de faire des retours sur l'activité du cerveau détectée par le casque EEG.
Ces retours peuvent engager différents sens : le toucher (vibrations générées sur le corps), l’ouïe (signaux sonores) ou encore la vue (bras virtuels sur un écran dans le cas de la visualisation d'un mouvement).
Le neurofeedback permet aux patients et aux patientes de prendre conscience de leur activité cérébrale en temps réel et donc de la moduler pour obtenir le déclenchement du retour sensoriel.
Lors d’une rééducation basée sur le neurofeedback, on place un casque équipé de capteurs électroencéphalographiques (EEG) sur la tête du patient ou de la patiente. Lorsque ces capteurs, appelés électrodes, entrent en contact avec le cuir chevelu, ils peuvent mesurer les échanges électriques entre les neurones au niveau du cortex, la partie superficielle du cerveau.
Le rôle des différentes zones du cortex est connu. L’EEG permet donc de cibler des activités cérébrales précises, liées par exemple à la programmation de mouvements des mains, à l’attention ou à la visualisation d’objets. Néanmoins, les informations mesurées sont grossières : il n’est pas possible de détecter le mouvement exact qui sera programmé ou la forme exacte qui sera visualisée. Il est donc totalement inenvisageable, par exemple, de pouvoir lire dans les pensées grâce à cette technologie.
Cliquez sur les illustrations
pour en savoir plus sur
le neurofeedback

1. Un feedback sensoriel
De la même manière qu'une montre connectée peut faire des retours sur le rythme cardiaque ou la respiration, le neurofeedback permet de faire des retours sur l'activité du cerveau détectée par le casque EEG.
Ces retours peuvent engager différents sens : le toucher (vibrations générées sur le corps), l’ouïe (signaux sonores) ou encore la vue (bras virtuels sur un écran dans le cas de la visualisation d'un mouvement).
Le neurofeedback permet aux patients et aux patientes de prendre conscience de leur activité cérébrale en temps réel et donc de la moduler pour obtenir le déclenchement du retour sensoriel.2. Capacités et limites de l’EEG
Lors d’une rééducation basée sur le neurofeedback, on place un casque équipé de capteurs électroencéphalographiques (EEG) sur la tête du patient ou de la patiente. Lorsque ces capteurs, appelés électrodes, entrent en contact avec le cuir chevelu, ils peuvent mesurer les échanges électriques entre les neurones au niveau du cortex, la partie superficielle du cerveau.
Le rôle des différentes zones du cortex est connu. L’EEG permet donc de cibler des activités cérébrales précises, liées par exemple à la programmation de mouvements des mains, à l’attention ou à la visualisation d’objets. Néanmoins, les informations mesurées sont grossières : il n’est pas possible de détecter le mouvement exact qui sera programmé ou la forme exacte qui sera visualisée. Il est donc totalement inenvisageable, par exemple, de pouvoir lire dans les pensées grâce à cette technologie.
Qu’en pensent les utilisateurs ?
En collaboration avec les CHU de Toulouse, Bordeaux et Montauban, l'équipe du projet ABCIS* utilise le neurofeedback pour permettre de faciliter la récupération motrice des patientes et des patients. Des patients et des soignants livrent ici le témoignage de leur expérience avec les ICO.
Vous souhaitez en apprendre plus sur les différents sujets abordés dans cette exposition ? Les compléments suivants ont été rassemblés pour vous permettre de prolonger vos découvertes. Vous pourrez également retrouver du contenu additionnel dans la partie ressources de cette exposition.
Carte interactive
Cette carte intéractive répertorie les associations locales qui peuvent accompagner les patients, les patientes et leurs proches après un AVC, mais aussi les structures qui participent à la recherche sur le neurofeedback en santé.
Cliquez pour découvrir les différents centres de recherche, services hospitaliers ou associations dans votre région !
Vous s
uhaitez
en savoir plus ?
Voici une sélection de ressources organisées par thématique : des informations générales sur l’AVC, de la littérature scientifique sur le neurofeedback, ainsi que des informations complémentaires sur les interfaces cerveau-ordinateur.























C mment accompagner les patients ?
Des régions et des fonctions
L’encéphale, qui regroupe le cerveau, le tronc cérébral et le cervelet, est composé de plusieurs milliards de cellules nerveuses : ce sont les neurones. Associés en réseaux, ces neurones communiquent entre eux pour assurer l’ensemble des fonctions cérébrales.
Établir une cartographie des fonctions est complexe, car les quatre lobes du cortex et les zones sous-corticales échangent constamment des informations et dépendent les unes des autres. Voici une version simplifiée qui propose une association entre les fonctions principales et des régions du cerveau.
Cliquez sur les différentes zones pour découvrir leurs rôles !
Le tiers avant du lobe frontal est occupé par le cortex préfrontal, une zone chargée de coordonner les informations venant de différentes aires du cerveau. Il est impliqué notamment dans la prise de décision, le jugement et le contrôle des comportements inadaptés ou automatiques. À l’arrière du cortex préfrontal se situent les cortex prémoteur et moteur, qui planifient, coordonnent et contrôlent les mouvements volontaires de l’ensemble du corps. Enfin, l’aire de Broca, proche de la zone qui contrôle les mouvements de la bouche, gère l’articulation du langage et la structuration grammaticale des phrases.
Le lobe pariétal est occupé en partie par le cortex somatosensoriel. C’est en effet le lobe qui reçoit les informations sensorielles de l’ensemble du corps, et notamment les sensations tactiles. Il permet aussi la mise en association des sensations visuelles, tactiles et auditives. C’est également une zone qui intervient dans la capacité à se repérer dans l’espace.
Le lobe occipital, qui contient le cortex visuel, traite les informations perçues par les yeux. C’est la zone du cerveau qui permet par exemple de reconnaître les formes et les couleurs.
À l'instar du lobe pariétal, le lobe temporal joue un rôle dans la perception des informations sensorielles (odorat, goût, ouïe). Ainsi, le cortex auditif analyse les informations auditives. Particulièrement, l’aire dite de Wernicke, au niveau du lobe temporal gauche, analyse les informations auditives liées au langage. Une partie du lobe temporal permet de gérer des processus complexes, comme l’association de plusieurs informations sensorielles, la planification ou le langage. C’est également le lobe associé à la mémoire visuelle et au vécu émotionnel.
Le tronc cérébral se situe entre le cerveau et la moelle épinière. Il est le siège de plusieurs fonctions vitales dont la régulation de la ventilation, du rythme cardiaque et du niveau d’éveil. Il s’agit aussi d’une zone de passage des voies motrices et sensitives, qui joue par ailleurs un rôle important dans la modulation du tonus musculaire.
Bien qu’il n’en soit pas à l’origine, le cervelet affine et coordonne les mouvements. De la même manière, il prend aussi part à l'ensemble des fonctions dites de haut niveau telles que le langage et l'attention.
Au cœur du cerveau, des groupes de neurones appelés noyaux communiquent en réseau avec le cortex, la partie extérieure du cerveau. Ces noyaux, dont font partie le thalamus, les ganglions de la base, l'amygdale ou encore l'hippocampe, sont notamment impliqués dans la régulation du sommeil, de la motricité, des émotions et de la mémoire.
1. Le lobe frontal
Le tiers avant du lobe frontal est occupé par le cortex préfrontal, une zone chargée de coordonner les informations venant de différentes aires du cerveau. Il est impliqué notamment dans la prise de décision, le jugement et le contrôle des comportements inadaptés ou automatiques. À l’arrière du cortex préfrontal se situent les cortex prémoteur et moteur, qui planifient, coordonnent et contrôlent les mouvements volontaires de l’ensemble du corps. Enfin, l’aire de Broca, proche de la zone qui contrôle les mouvements de la bouche, gère l’articulation du langage et la structuration grammaticale des phrases.
2. Le lobe pariétal
Le lobe pariétal est occupé en partie par le cortex somatosensoriel. C’est en effet le lobe qui reçoit les informations sensorielles de l’ensemble du corps, et notamment les sensations tactiles. Il permet aussi la mise en association des sensations visuelles, tactiles et auditives. C’est également une zone qui intervient dans la capacité à se repérer dans l’espace.
3. Le lobe occipital
Le lobe occipital, qui contient le cortex visuel, traite les informations perçues par les yeux. C’est la zone du cerveau qui permet par exemple de reconnaître les formes et les couleurs.
4. Le lobe temporal
À l'instar du lobe pariétal, le lobe temporal joue un rôle dans la perception des informations sensorielles (odorat, goût, ouïe). Ainsi, le cortex auditif analyse les informations auditives. Particulièrement, l’aire dite de Wernicke, au niveau du lobe temporal gauche, analyse les informations auditives liées au langage. Une partie du lobe temporal permet de gérer des processus complexes, comme l’association de plusieurs informations sensorielles, la planification ou le langage. C’est également le lobe associé à la mémoire visuelle et au vécu émotionnel.
5. Le tronc cérébral
Le tronc cérébral se situe entre le cerveau et la moelle épinière. Il est le siège de plusieurs fonctions vitales dont la régulation de la ventilation, du rythme cardiaque et du niveau d’éveil. Il s’agit aussi d’une zone de passage des voies motrices et sensitives, qui joue par ailleurs un rôle important dans la modulation du tonus musculaire.
6. Le cervelet
Bien qu’il n’en soit pas à l’origine, le cervelet affine et coordonne les mouvements. De la même manière, il prend aussi part à l'ensemble des fonctions dites de haut niveau telles que le langage et l'attention.
7. Les zones sous-corticales
Au cœur du cerveau, des groupes de neurones appelés noyaux communiquent en réseau avec le cortex, la partie extérieure du cerveau. Ces noyaux, dont font partie le thalamus, les ganglions de la base, l'amygdale ou encore l'hippocampe, sont notamment impliqués dans la régulation du sommeil, de la motricité, des émotions et de la mémoire.